Comment créer un site de vente en ligne ?

Aujourd’hui, il est beaucoup plus accessible à tous de créer une boutique en ligne, à tel point que l’on compte actuellement en France, pas loin de 205 000 sites dédiés au e-commerce.


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Créer un site de vente en ligne

Grâce aux solutions clé-en-main proposées par de nombreuses plateformes de vente, il n’est plus nécessaire de s’y connaître en développement informatique pour pouvoir se lancer.

L’un des principaux enjeux reste donc à se différencier de ses concurrents, afin de pouvoir travailler en générant des profits suffisamment intéressants.

Pour que votre site soit opérationnel à tous les niveaux, il va falloir suivre une certaine méthodologie.

J’ai donc décidé de rédiger cet article dans le but de permettre à l’entrepreneur de fraîche date que vous êtes sûrement, de savoir comment créer une interface de vente professionnelle.

  • Phase n°1 : obtenir votre statut d’entreprise
La création de votre société vous permettra de vous établir en tant que professionnel légitime. Pour démarrer, je vous conseille d’opter pour le statut de Micro-Entrepreneur. Avec ce statut légal, et le numéro Siret qui va avec, vous pourrez travailler en toute conformité, surtout en ce qui concerne les impôts.
  • Phase n°2 : opter pour une plateforme e-commerce où implanter votre site
Durant cette phase de votre projet, beaucoup d’options vont s’offrir à vous. Les plateformes d’e-commerces sont nombreuses, et proposent des solutions très différentes les unes des autres. Parmi celles-ci : Prestashop, Shopify, WiziShop, Woocomerce, ou encore Amazon sont les plus connues.

Pour faire votre choix, je vais vous aider à y voir plus clair concernant les différentes solutions proposées.

a. Les solutions clé-en-main
Ces solutions sont clairement là pour une seule chose : vous simplifier la vie ! Oui, mais attention, il y a bien sûr une contrepartie. L’avantage principal est que vous n’avez pas besoin de vous y connaître en création de site. L’inconvénient se présente sous la forme d’un abonnement mensuel que vous devrez impérativement souscrire, auquel se greffe les commissions que la plateforme prendra sur vos ventes.
Comme votre site sera hébergé par la plateforme mère, vous n’en serez donc pas intégralement propriétaire. Par contre, vous bénéficierez d’une assistance téléphonique et email en cas de problème.
Enfin, il est possible d’améliorer la qualité de son interface de vente grâce à l’achat de graphismes plus design, ou encore, d’y intégrer diverses fonctionnalités.


b. Les solutions e-commerce CMS
Les solutions CMS proposent des concepts de bases gratuitement, mais offrent tout de même la possibilité de monter en gamme avec des options payantes.

Avec le CMS, il faut être prêt à se débrouiller un peu tout seul quand on en vient à plusieurs aspects de la création de votre boutique en ligne.

Par exemple, les plateformes comme Prestashop, sont en accès libre, mais ne prennent en charge ni l’installation, ni la configuration de votre site. En cas de problème ou de blocage, il faut trouver soi-même les solutions adaptées, grâce notamment, aux forums alimentés par la communauté.

Il faut être réaliste, il n’existe pas de solution miracle. Par contre, en fonction de vos attentes, de votre niveau de connaissance en informatique, et enfin de votre budget, une solution vous apparaîtra sûrement comme étant la meilleure.

Pour ma part, je vous conseille de choisir la première option dans le cas où :

  • Vous n’avez pas d’argent à investir dans la création d’un site ;
  • Vous n’avez pas l’envie, (ou les compétences) de passer par un hébergeur, d’installer, de gérer d’éventuels problèmes, ou encore de procéder à la configuration de votre interface de vente.
  • Vous voulez tester votre site rapidement.
  • Vous trouvez qu’un service client est essentiel.

Je vous orienterais au contraire vers une solution CMS si :

  • Vous voulez être propriétaire de votre plateforme de vente.
  • Vous disposez de connaissances techniques suffisantes pour gérer votre site seul.
  • Vous voulez éviter d’être abonné à une organisation tierce, ou encore qu’on vous ponctionne des commissions sur chaque vente effectuée.
  • Vous voulez avoir accès à une communauté francophone importante en cas de besoin.
  • Vous souhaitez bénéficier d’un outil de vente plus en phase avec le marché du e-commerce en France.

Si je devais citer des noms, je dirais que Shopify est une solution idéale pour les néophytes ayant besoin d’une solution clé-en-main. Et que si vous êtes plus connaisseur, Prestashop pourra très bien vous convenir.

  • Phase n°3 : optez pour un nom de domaine et choisir un hébergeur

a. L’hébergement

Si vous suivez bien mon article, vous avez d’ors et déjà compris qu’avec une solution clé-en-main la plateforme que vous avez choisie vous fournit l’hébergement de votre site. Vous n’avez aucune obligation d’y souscrire, et la possibilité de choisir votre propre hébergeur comme 1and1 ou OVH, par exemple.

Pour ma part, je trouve les solutions 1and1 plus sympa dans la mesure où, grâce à une petite manœuvre, on peut aisément s’approprier le nom de son site, ce qui n’est pas forcément le cas avec des entreprises concurrentes. De plus, des tutos sont disponibles pour y parvenir sans encombre.

Avec les solutions e-commerce CMS, il faut installer et paramétrer soi-même son site. Heureusement, aujourd’hui, les hébergeurs ont largement facilité tout cela : en seulement quelques clics, on peut désormais installer Prestashop, Magento ou WordPress. Je le répète cependant, pour les utilisateurs débutants, les quelques manipulations nécessaires, peuvent rapidement se révéler déroutantes. Il faut simplement anticiper le fait qu’en cas de problème, ou de blocage de votre site, vous serez seul. Vous devrez obligatoirement vous tourner vers des forums, des tutoriels, ou autres, pour vous en sortir. Mais je vous rassure, cela n’est pas chose impossible.

b. Le nom de domaine

Pour ce faire, deux options s’offrent à vous. La première est de choisir un EMD (exact match domaine), la seconde est de choisir une marque. Je m’explique : si on imagine que vous vouliez vendre des robots ménagers multifonction, par exemple, et bien avec un EMD, vous allez nommer votre site « robot-ménager-multifonction.fr ». Pourquoi, me demanderez-vous ? Simplement parce que cela optimisera le référencement naturel de votre site. Au contraire, avec une marque, le site portera le nom de la marque du produit, et notamment dans le cas qui nous intéresse : « Moulinex.fr », « Kenwood.fr » etc. Ceci n’est qu’un exemple destiné à illustrer mon propos, je le rappelle. Les marques déposées sont protégées.

Je conseille toujours de faire ce choix en fonction de vos objectifs sur le long terme : si votre plateforme de vente à un objectif essentiellement SEO, l’EMD est parfait. Par contre, si vous envisagez un avenir pour votre marque, alors un nom de domaine son effigie serait un bien meilleur choix.

  • Phase n°4 : établir un cahier des charges

La suite logique des choses est d’établir un cahier des charges qui vous servira de guide. Il va vous permettre d’organiser les grandes lignes de votre projet de commerce en ligne, comme : le coût du site, le catalogue produit, les fonctions du site, l’organisation des catégories, la concurrence à prendre en compte, etc.

Pour obtenir un modèle de cahier des charges, cliquez sur le lien suivant.

  • Phase n°5 : faire une maquette du futur site

Grâce au cahier des charges, il vous sera possible de réaliser une maquette globale qui représentera l’organisation générale du site : menu, catégories principales, sous catégories, produits, descriptif par produit… Cela devrait rendre un aperçu assez réaliste de ce que sera votre plateforme de vente, et vous aider, par la même occasion, à choisir un thème. Autrement dit : le design graphique de votre page. Pour vous aider dans cette tâche, voici un site très pratique : mockflow.com.

  • Phase n°6 : déclarer votre site à la CNIL

Toutes les plateformes de vente en ligne ont le devoir de s’enregistrer auprès de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Cela est dû, en partie, aux informations clients que les sites récupèrent à la suite d’un achat. Pour ce faire, il est nécessaire de posséder un numéro de SIRET, et donc encore une fois, de disposer d’un véritable statut professionnel.

En devenant un e-commerçant, vous avez certaines obligations légales, qu’il est important de respecter.

  • Phase n°7 : créer les mentions légales et CGV
Il est légalement impératif, pour tout site, de mentionner les CGV et les mentions légales sur l’une de ses pages. Pour les obtenir, rien de bien compliqué. Il suffit d’effectuer une recherche Google, qui vous orientera vers un générateur spécialisé. En fournissant les informations relatives à votre site, cet outil vous permettra de les obtenir très facilement.

Quelques infos supplémentaires

Combien coûte la création d’un site e-commerce ?

Avant de vous donner quelques indications tarifaires, je précise qu’à mon avis, les solutions gratuites sont des options à bannir. En effet, pour obtenir un site professionnel, il faut investir un budget minimum.

a. Tarif pour un site e-commerce clé-en-main :

  • Achat du thème : compter entre 100 et 180 dollars
  • Élaboration de votre logo : 30 à 50 euros (sur le site 5euros.com)
  • Abonnement mensuel : 29 euros
  • Total de l’investissement pour la première année : 560 euros.

b. Tarif pour un site e-commerce avec une solution CMS :

  • Nom de domaine et hébergement : compter 80 euro pour une année
  • Élaboration de votre logo : 30 à 50 euros (sur le site 5euros.com)
  • Achat du thème : compter entre 60 et 100 euros
  • Total de l’investissement pour la première année : 260 euros.

 

Cela fait donc de la solution e-commerce CMS, l’option la moins onéreuse. Par contre, il est vrai que celle-ci contrairement à l’option clé-en-main, demande un peu plus de temps et de compétence pour l’installation et le paramétrage de l’e-boutique.

 J’espère que mon article vous aidera à vous lancer et à opter pour la solution la plus adaptée à votre situation.